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Affaire Seznec Discussion

Affaire Seznec Discussion

Des experts affirment, Discutons-en

Quoi de plus logique ?

Quoi de plus logique ?
 extrait de La Province du 2 septembre 1931.

"De nombreux lecteurs de la Province ont tenu le raisonnement suivant : c'est entendu vous avez désormais prouvé l'innocence de Seznec. Mais puisque Quéméneur n'a pas été assassiné le 25 mai 1923, quelqu'un l'aura vu après cette date?"

Oui, en effet : le préposé au bureau de poste restante n°3 BD Malesherbes l'a vu le 26 mai, François le Her l'a vu le 26 mai également à 18h30, Mr  Le Berre l'a vu le 27 mai et Alfred Lajat le 30 mai. 

Ces témoignages sont nuls et non avenus puisqu'ils contredisent la thèse officielle. Mais il y a une autre  histoire : celle que nous révèle Guillaume Seznec fils. 

  

 

"si l'on en croit, non pas la Sûreté Générale qui n'a pas encore dit son mot, mais seulement le commissaire Vidal et les inspecteurs placés sous ses ordres, Quémeneur fut aperçu pour la dernière fois à Houdan par des employés de cette gare, le 25 mai 1923, vers 22 h 30.A cette date et à cette heure, affirmaient les policiers, la Cadillac est venue heurter légèrement une barrière de la gare de marchandises de Houdan. Les occupants de la voiture demandèrent la route de Paris... Les personnes présentes renseignèrent les automobilistes, mais virent avec surprise ceux-ci, au lieu de prendre à gauche, tourner à droite, prendre la route de Saint-Lubin , c'est-à-dire une direction opposée à celle de Paris."

 

"Quémeneur, on l'a nié en vain, était au volant. A ses côtés Seznec, accablé par la fatigue, sommeillait. Parti de Rennes avec une voiture très lourde, aux pneus complètement usés, il dut réparer à maintes reprises et sa fatigue était telle à Houdan que les servantes du restaurant "Au Plat d'Etain" remarquèrent son état d'abattement.

"Il mangea très peu" dirent-elles... "Les deux voyageurs se disaient pressés d'arriver à Paris, le compagnon de Seznec surtout..."

Incontestablement la voiture ne s'est pas arrêtée au départ de la gare de Houdan en direction de Dreux. Elle emmenait ses deux occupants.

Quel a été le parcours suivi par la Cadillac ? Nul ne le sait pas même Seznec qui, endormi, se souvient seulement de deux choses "Je sais que nous sommes revenus" 

 "si l'on admet la séparation en gare de Houdan, à l'heure fixée par la police, il n'y avait plus de train en direction de Paris.

Mais les témoins d'Houdan affirment avec raison : "Personne n'est descendu de l'auto qui a filé en direction de Saint-Lubin, direction opposée à la route de Paris".

Ce qui s'est passé est très simple. Au départ de la gare de Houdan, où ils ont heurté une barrière, Quémeneur qui conduit, alors que Seznec assommé de fatigue dort, se rend compte que l'état mécanique de l'auto est défectueux et décide de prendre le train."

"Je sais que nous sommes revenus " a dit Guillaume Seznec " revenus de Dreux où Quéméneur aurait raté le train de 21h 58? Pour prendre le train de la dernière chance à 22h 40 à  Houdan ?

La dernière solution était d'emprunter à Houdan le train de 22h 40.

C'était un de ces trains de marchandises que Quéméneur utilisait pour expédier ses poteaux de mines. 

Les trains de marchandises étaient empruntés par des voyageurs ne pouvant payer leur billet. 

Avant d'être un notable Quéméneur était un paysan, un marchand de bois. Il est tout à fait vraisemblable qu'il ait utilisé ce dernier moyen pour arriver à temps  à Paris. 

C'est lui-même qui avait expliqué à Gabriel Saleun et à Julien Le Grand qu'il avait rendez-vous vous avec un homme d'affaires américain pour un marché de Cadillac. 

Les horaires de Houdan sont contestables et contestés. Si l'on s'en tient à l'accusation la voiture aurait été vue à 22h10, voire 22h30 à la gare. C'est donc impossible que Dectot l'ait vue à 22h30 à 15km de là. 

 Messieurs, un nommé Dectot, blessé de guerre, qui n’a qu’un poumon, quittait ce soir du 25 mai ses beaux-parents avec lesquels il avait dîné. Il était parti de Millemont, commune où demeurent ses beaux-parents. A cause de son poumon unique, il avait remonté à pied, en poussant sa bicyclette à la main, le chemin en pente qui monte de Millemont à la route de Brest. Au haut de la côte, il avait renfourché sa bicyclette mais avait été obligé de descendre aussitôt, aveuglé qu’il était par les phares d’une auto arrêtée et qui l’empêchaient d’apprécier prudemment le gabarit de la route.

Il peut donc préciser avec exactitude que c’est à 23 heures qu’il arriva à la hauteur de cette automobile, mais qu’à partir de 22 heures 30 il en apercevait les lumières sur la route de Millemont, ce qui l’empêchait de rouler sur sa bicyclette. (Cotes 69 et 112)

extrait de la plaidoirie de Me Lamour qui s'appuie sur le dossier

Les giries de Mme Langellier ne feront rien à l'affaire. Après avoir soutenu tout et le contraire de tout la voilà apôtre de l'impossible innocence. Et bien moi, que ça lui plaise ou non, je dis que cette version est contestable et  je la conteste. 

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