Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Affaire Seznec Discussion

Des experts affirment, Discutons-en

Pourquoi tant de haine ?

Pourquoi tant de haine ?

Quelle noirceur d'âme le tribunal populaire projette-t-il sur l'accusé ? Le tribunal populaire dont je parle  c'est la rumeur publique relayée par la presse, précurseur des réseaux sociaux 

Guillaume Seznec a été accusé de tout les péchés. 

De n'être qu'un mercanti. 

Il a été envoyé à Pont-Croix pour devenir prêtre. 

Il n'a pas voulu devenir prêtre. 

Il était sensé aider sa mère à la ferme familiale. 

Il n'a pas voulu de ce métier. 

3 novembre 1914

36 ans 

Marié 

4 enfants en bas-âge.

 

En novembre il est incorporé au 87ème RIT. 

En janvier suivant le couple ouvre une blanchisserie dans la fabrique de cols en celluloïd qu'il avait acquis deux ans auparavant avec un associé dont les mœurs dépravés ont été reconnus par la police elle-même. ( Cf B.Rouz ). Mœurs dont la prodigalité mettait à mal la trésorerie de l'entreprise. 

La guerre va gêner la vie professionnelle de Guillaume.  C'est Marie-Jeanne qui va assurer la gestion de l'entreprise. 

Lui est soldat. Il est certes affecté à sa propre blanchisserie mais pour laver le linge de l'armée. Il est sous les ordres de gradés. Quel profit a-t-il pu tirer de ce service auxiliaire à part la subsistance de sa famille ? D'après les informations que Bertrand Vilain donne sur son blog il aurait même été sanctionné pour une permission qu'il se serait octroyée sans l'accord de son supérieur. 

Il est passé successivement à la 27ème, 18ème, 17ème puis de nouveau 27ème compagnie. 

Service Auxiliaire. 

On l'accuse d'avoir profité de la situation. 

Quelles preuves a-t-on ?

La haine transforme les faits pour accabler un accusé qui a mauvaise presse. 

Il y a cette affaire d'arnaque à l'assurance. On ne me fera jamais croire qu'un appelé du contingent, en permission pour être près de son épouse sur le point d'accoucher à provoqué volontairement un incendie pour toucher la prime d'assurance. Il aurait pu y perdre la vie. Il y a perdu la peau de ses mains et de son visage. Ces accusations sont vraiment cruelles. 

Toujours mobilisé il a pu s'entendre avec ses supérieurs hiérarchiques pour l'affecter à une blanchisserie qui travaillerait pour l'armée à Morlaix. 

Pour cela il fallait un local. 

L'armée voulait réquisitionner la scierie de Traon Ar Vélin. 

Les fils du propriétaire sont soldats. Ils se battent sur le front. Le père est contraint de céder son usine. Cela ne sera jamais pardonné au nouveau propriétaire : Guillaume Seznec. On l'accusera d'être profiteur de guerre. 

En mai 1916 il est à Ouessant. Probablement une sanction disciplinaire. 

À la blanchisserie c'est Marie-Jeanne qui assure.

Classé service auxiliaire par le conseil de révision du Finistère à Brest le 18 octobre 1914

Classé service auxiliaire par le conseil de révision du Finistère à Brest le 18 octobre 1914

Pourquoi tant de haine ?
Pourquoi tant de haine ?

-Passé SHR le 3/1/1918 Chateaulin. 

  • SHR : Section hors-rang 

-Passé au dépôt de Morlaix le 8 janvier 1919 - Guillaume Seznec a été démobilisé le 9 février 1919 .

Il est précisé sur son livret militaire qu'il a été transféré au dépôt de Morlaix en janvier 1919 mais qu'il était également en poste à Saint Pierre Quilbignon. 

Le 9 février1919 il est noté qu'il n'a pas perçu ses frais de déplacement. C'est aussi la date de sa démobilisation. 

Son installation à Traon ar Vélin est indiquée en juillet 1919. La magouille de l'achat de Traon Ar Vélin en janvier 1918 n'est pas très claire en effet. L'armistice étant intervenue le 11 novembre 1918 peut-on reprocher à Guillaume Seznec de ne pas l'avoir prévue ? Était-il suffisamment bien vu par la hiérarchie militaire pour obtenir des passe-droit ou a-t-il fait de la résistance ?

Si Marie-Jeanne a gagné de l'argent en blanchissant le linge des officiers américains c'est donc à Saint Pierre Quilbignon en 1917 et 1918.

.

Pauvre Madame Langellier qui se croit obligée de me donner une leçon de droit !!!! Elle qui colporte complaisamment les ragots qui se refilent d'auteurs en auteurs depuis que la presse de l'époque les à gravés dans le marbre. Trop de champagne nuit à sa lucidité. C'est la rançon de son succès. Nous avons le triomphe plus modeste et pour ma part je continuerai de comparer les documents officiels aux dits ragots...

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article