Affaire Seznec Affaire Quéméneur-Seznec... Plusieurs livres ont été publiés et la BN a conservé la presse de l'époque, numérisée sur Gallica. Des auteurs ont eu le dossier entre les mains : D. Langlois, D. Seznec, B. Rouz, G. Penaud Ce n'est qu'en 2015 que j'ai eu connaissance de cette affaire par le livre de Denis Langlois : pour en finir avec l'affaire Seznec. J'ai voulu en savoir plus.
9 Août 2020
Dans l'Ouest-Eclair du 7 juillet 1923:
A la recherche d'un reçu
L'explicatif était plausible, bien que l' on comprit difficilement qu'un homme ayant de la fortune ait consenti à abandonner pour 60 00O francs une propriété dont il eût trouvé acquéreur pour 130.000 fr. Mais cette explication a été donnée par Seznec , faute de mieux, c'est-à-dire faute de pouvoir présenter un reçu de M.Quémeneur en bonne et due forme.
En fait on l'a vu hier, en dernière heure de certaines de nos éditions Seznec qui avait prévu les objections possibles, s'était efforcé de s'en procurer un.
En effet, il est prouvé aujourd'hui qu'un homme répondant en tous points au signalement de Seznec s'est présenté dans une banque du Havre, en disant avec une étonnante candeur :
"J'ai vendu il y a quelque temps des dollars-or à quelqu'un sans demander de reçu. Ne pourriez-vous, pour m'obliger, me remettre un reçu fictif laissant croire que j'ai fait ce versement par votre intermédiaire ?
Le 13 juin, L'employé fit cette importante déclaration. M. Azzopardi, de la Balkan Express, place Jules-Ferry, au Havre, est Formel: il a parfaitement reconnu Seznec d'après sa photographie. Et ceci, ne l'oublions pas, se passa le 13 ou le 14 juin; (les souvenirs de M. Azzopardi ne sont pas très précis), le 13 juin, selon toute vraisemblance, puisque l'achat de la machine est du 13 juin et que le soir du même jour Seznec quittait Le Havre pour Plouaret.
Pas de reçu ce serait étonnant, mais ce qu'il faut à Seznec c'est un reçu pour 4040 dollars-or, alors qu'il n'en a probablement échangé que la moitié !
En fait ce journaliste se trompe. Azzopardi n'a pas reconnu Seznec. Il a décrit son visiteur comme un homme aux mains velues...